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Marko

Marko Par un extraordinaire hasard du calendrier, le petit Marko naquit pile le jour de son anniversaire. Dès son plus jeune âge, il fut nourri à la choucroute et à la potée alsacienne, ce qui peut sans doute expliquer la carrure d'athlète qu'il déploie aujourd'hui dans tous les salons de BD pour épater les filles. A l'âge de 3 ans, sa maman prit la fatale décision de remplacer la bière du biberon de Marko par du patxaran (alcool sucré basque qui tape dans la tête), et c'est là que les ennuis commencèrent.

Mis en présence d'un banal crayon, le petit garçon fut pris d'une frénésie mystico-délirante et entrepris de redécorer l'appartement familial en dessinant des bonshommes multicolores sur les jolies tapisseries Louis XXIII léguées par l'oncle Cristobal. Afin de le calmer et de lui trouver une raison sociale en accord avec son attitude hors-norme, ses parents qui, jusque là le destinaient à la prêtrise ou au ministère des Finances, l'inscrivirent à un cours de dessin local. Il en est expulsé trois semaines plus tard sous le prétexte qu'il s'obstinait à vouloir dessiner des bébêtes rigolotes plutôt que la très belle coupe en cristal de Sèvres remplie de fruits plus ou moins frais qu'avait préparé le professeur dans le but de lui inculquer la décomposition de la lumière. Désoeuvré, il entreprit peu après d'explorer les possibilités de l'animation informatique (Flash, comme le nom de l'homme le plus vite du monde !) ou traditionnelle (comme dans « Blanche Neige » !), la culture d'arbres ridiculement petits, et de fonder une famille. Il faut mettre à son crédit la réussite dans ces trois domaines d'exploration.

Cependant, il s'obstinait à produire des bandes dessinées au titre incompréhensibles tels que « Marraztiudazu gutun bat » ou « Iltazazuko koblakariak » avant sa rencontre avec Olier, scénariste celtico-nordique. Depuis ce jour fatal de l'année 2001, il dépense des fortunes en téléphone qu'il espère bientôt rembourser par la perception de sommes astronomiques sur les droits dérivés de leur première production nationale : « L'Agence Barbare ».

Source : © Marko